« Boma Muluba, tika nyoka » : la terrible haine contre la tribu luba en RDC

« Jamais Muluba akozua pouvoir » (un Muluba ne deviendra jamais chef de l’Etat), « boma Muluba, tika nyoka » (entre un Muluba et un serpent, tuez le Muluba, laissez le serpent en vie)… Autant d’insultes et de messages de haine contre la tribu luba du grand Kasaï en République démocratique du Congo. Pourtant, le destin en a décidé autrement : un Muluba est aujourd’hui au pouvoir en RDC.

A l’étranger comme au pays, les Congolais sont tellement divisés. Le dégré de haine tribale est tel que certains sont prêts à tuer leurs compatriotes simplement parce qu’ils sont d’une autre tribu. Il est inconcevable qu’un citoyen puisse dire qu’entre son compatriote Muluba et un serpent, il faut tuer le Muluba et laisser le serpent en vie !

Exemple ce message de haine en capture d’écran :

Sur ce post, la plupart des commentaires disent de tuer le Kasaïen. Incroyable de voir cette haine inexplicable contre tout un peuple. Et ceux qui véhiculent de telles méchancetés sont les mêmes qui remplissent les églises chaque dimanche et prétendent être chrétiens. Capture d’écran :

Après les élections du 30 décembre 2018 qui ont porté Félix Tshisekedi (un Muluba) au pouvoir, les messages de haine contre les Baluba se sont accentués. Certains ont été tués ou agressés pour le simple fait qu’ils sont de la tribu du nouveau président. Des appels à les chasser des provinces comme le Katanga et le Bandundu passaient en boucle sur les réseaux sociaux. Curieusement, on a entendu très peu de condamnations de ces actes tant au niveau national qu’international. Aucun procès jusqu’à présent !

Dans ce tweet, l’image de deux frères jumeaux Kasaïens, Max Mbuyi et Perse Kabanga, assassinés dans la province du Kongo Central.

Sur les réseaux sociaux, si vous publiez quelque chose de contraire aux opinions des autres et que votre nom est à consonance luba, vous êtes vite submergé de messages de haine tribale.

Africa sans haine exhorte les Congolais à se réconcilier avec eux-mêmes. Le développement de leur pays passe aussi par l’unité nationale.

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