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Tchad : après Déby, la haine ethnique ?

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C’est par réseaux sociaux interposés que les Tchadiens s’affrontent. Les clivages chrétiens-musulmans semblent se creuser davantage. On se déteste entre Tchadiens du Nord et du Sud. La mort du président Idriss Déby y est-elle pour quelque chose ? Africa Sans Haine dénonce des discours régionalistes et religieux dangereux qui mettent en péril la paix et la cohabitation pacifique au Tchad.

Sur le réseau social Facebook par exemple, on peut lire des messages de haine comme celui qui dit : les « Tchadiens sudistes sont nos esclaves, ils ne peuvent pas nous gouverner »…

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Traiter ses compatriotes d’esclaves c’est inacceptable au 21e siècle. De tels propos ne peuvent que mettre de l’huile sur le feu. On ne brûle pas le pays parce que le président est décédé. Bien au contraire ce devrait être l’occasion de s’unir et de regarder dans la même direction. Malheureusement il y a des Tchadiens qui prêchent ouvertement la division du pays.

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Par contre, il faut saluer la parole d’autres Tchadiens qui eux rêvent de paix et d’unité dans leur pays. Ils lancent des messages de réconciliation nationale. C’est le cas de ce post sur Facebook : « Il n’y a pas des Tchadiens du Nord et des Tchadiens du Sud. Nous sommes un seul peuple… » Voilà le genre de discours qu’il faut encourager au moment où le pays traverse une période difficile.

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D’autres citoyens tchadiens sont plutôt déserpérés de voir ce qui se passe dans leur pays. Brahim Doungous par exemple se dit fatigué. Capture d’écran :

Le nouveau régime de transition au Tchad devrait faire un effort pour empêcher les divisions communautaires. Il faut surtout éviter de replonger le pays dans des situations chaotiques du passé… Les Tchadiens ont besoin de la paix.

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