L’organe de défense des droits des Nations Unies devrait surveiller le Tigré

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Le dialogue interactif renforcé aujourd’hui sur le Tigré – 10 mois après le début d’un conflit dévastateur – est une étape bienvenue, bien que tardive, vers un examen et une responsabilité internationaux. Le gouvernement fédéral éthiopien poursuit son blocus de facto de la région du Tigré.

Le 2 septembre, un responsable de l’ONU a déclaré que les réserves de nourriture pour soutenir des millions de personnes dans le besoin étaient épuisées. Un convoi a finalement atteint le Tigré le 5 septembre, mais les livraisons quotidiennes d’aide sont essentielles.

Des corps sans vie flotant sur une rivière

Les abus contre les civils se sont poursuivis. En août, une cinquantaine de corps auraient été retrouvés dans une rivière bordant le Tigré occidental et le Soudan. En dehors du Tigré, les autorités éthiopiennes ont fait disparaître de force des dizaines de Tigréens.

Les forces gouvernementales éthiopiennes et leurs alliés ont commis de nombreuses violations des droits humains et des lois de la guerre, notamment des massacres, des violences sexuelles, des déplacements forcés et des attaques délibérées contre des biens et des infrastructures civils.

Des milliers de déplacés

Depuis juillet, le conflit s’est étendu aux régions d’Amhara et d’Afar. Les combats ont déjà contraint des dizaines de milliers de civils à fuir leurs foyers. Les rapports de meurtres et de pillages se sont multipliés.

Un contrôle international et une véritable responsabilité sont essentiels pour aider à prévenir de nouveaux abus.

À la lumière de la décision de publier le rapport conjoint du HCDH et de la Commission éthiopienne des droits de l’homme (EHRC) d’ici le 1er novembre, nous encourageons la Haut-Commissaire à tenir une réunion d’information intersessions sur le Tigré dans le cadre de son mandat mondial avant la fin de l’année.

Compte tenu de la gravité des crimes commis et de l’éventail des acteurs impliqués, la responsabilité nationale ne suffira pas.

°Lire l’intégralité de cet article de Human Right Watch en anglais en cliquant ici.

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