Les Nations-Unies déplorent le « regain » des discours de haine en RDC

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Dans un communiqué de presse, le Bureau conjoint de l’ONU aux droits de l’homme (BCNUDH) a recensé plusieurs cas de « discours et messages incitatifs à la haine » entre mai et décembre 2020 en République démocratique du Congo. 16 de ces messages ont été identifiés « selon le seuil requis par le Plan d’action de Rabat du Haut- commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme sur l’interdiction de tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse ».

Les discours de haine sont régulièrement dénoncés par Africa sans haine et les ONG en République démocratique du Congo. Aujourd’hui c’est au tour du Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme de tirer la sonnette d’allarme et d’exiger « des mesures efficaces ».

Pour le BCNUDH, ces discours et messages de haine « proviennent principalement de responsables et militants de partis politiques, mais également d’acteurs de la société civile et de membres de la diaspora congolaise. Ils ont été diffusés dans le cadre d’activités politiques ou partisanes et de conflits armés, lors de réunions privées ou publiques et lors d’interviews dans la presse traditionnelle, et largement échangés et discutés sur les réseaux sociaux et applications de messagerie mobile. Ils ont pris pour cible des personnes et des groupes en vertu de leur sexe, leur appartenance ethnique ou sociale, notamment dans le cadre de la contestation de la citoyenneté congolaise de certains groupes ethniques ».

Vous pouvez lire le communiqué de presse du Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) dans ce tweet :

Africa sans haine salue ce rapport du BCNUDH et appelle le gouvernement congolais, la justice et les Nations-Unies à s’impliquer davantage dans la lutte contre ce fléeau de haine tribale en République démocratique du Congo, haine très répandue surtout sur les réseaux sociaux. @BCNUDH

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