Congo-Brazza : le chercheur Évrard Nangho appelle à bannir la haine ethnique dans son pays

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Le fléau de la haine ethnique n’épargne aucun pays africain. Et le Congo-Brazzaville ne demeure pas en reste. Évrard Nangho s’insurge contre ceux de ses compatriotes qui pensent que leur ethnie est supérieure aux autres au Congo Brazzaville.

Dans une vidéo partagée sur Facebook, Évrard Nangho s »adresse à ses compatriotes sur un thème qu’il a intitulé : « Comment lutter contre la haine ethnique dans la diaspora et dans les réseaux sociaux au Congo-Brazzaville ? »

Bembé vs Mbochi

Ce qui est intéressant dans la réflexion d’Evrard Nangho c’est qu’il etaye ses arguments avec des faits historiques. Il dénonce la montée de la haine entre les ethnies Bembé et Mbochi, haine distillée selon lui par des jeunes de la diaspora en quête d’un positionnement politique.

Concrètement, il dénonce le fait que certains Congolais d’ethnie Bembé déclarent tout haut que les Mbochi ne sont pas de vrais Congolais et qu’il faut diviser le pays pour se séparer d’eux. A leur tour, certains Mbochi tiennent un langage méprisant vis-à-vis des Bembé… Soit dit en passant, le président Sassou Nguesso est d’ethnie Mbochi.

Si la vidéo ne s’ouvre pas cliquez ici.

Aucune ethnie ne peut s’approprier un pays

A ceux qui pensent que le Congo Brazzaville appartient uniquelent à leur ethnie, Évrard Nangho répond que c’est un non-sens ! Il rappelle que les États africains que nous avons aujourd’hui sont une création coloniale. Ils ont été créés à la conférence de Berlin. « Aucune ethnie africaine n’a créé un État. Aucune ethnie africaine n’était représentée à la conférence de Berlin. Du coup, aucune ethnie ne peut s’approprier un pays et exclure les autres ! », a martelé Évrard Nangho.

Pour le cas du Congo-Brazzaville, il faut aussi reconnaître que la longévité extrême du président Sassou Nguesso au pouvoir ( 36 ans) peut  créer des frustrations chez d’autres ethnies congolaises et pousser certains à haïr l’ethnie du président. C’est également le cas au Cameroun, au Tchad, au Togo, au Gabon, etc.

#StopLaHaine

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