Sept solutions pour lutter contre la haine ethnique

En Afrique, particulièrement en République démocratique du Congo, la haine ethnique met à mal la cohabitation pacifique entre communautés. Des tribus d’un même pays se haïssent, se combattent… Africa sans haine vous propose ici sept astuces pour mettre fin à la haine ethnique.

  1. Accepter l’autre dans sa différence

Nous devons savoir que chaque être humain est différent ; chaque tribu ou ethnie a sa culture, ses traditions souvent différentes des nôtres. Vous vous trompez si vous pensez que vous devez les changer pour les adapter ou les faire ressembler à ce qui vous plaît. Vous ne pouvez pas les changer ! la seule solution est d’accepter votre prochain avec ses différences. C’est cette diversité qui fait le monde. Vous ne pouvez exiger que toutes les fleurs soient roses, vertes ou bleues…

2. Se parler face à face, se tolérer, ne pas se tourner le dos

Beaucoup de conflits ethniques surviennent parce qu’il n’y a aucun mécanisme de dialogue entre les ethnies. Quand vous ne pouvez pas vous parler, la conséquence est que vous vous haïssez, vous entretenez des soupçons, préjugés… La seule façon de se rapprocher les uns des autres c’est de se parler, se serrer la main : dire au membre de l’autre ethnie : tu es mon frère, tu ma sœur !

3. Travailler ensemble

Quand un quelqu’un est exclu d’un entreprise en raison de ses origines ethniques, elle ira raconter dans sa communauté et celle-ci usera de représailles si possible. Il est important de travailler ensemble sur des projets, des initiatives, des jeux, des divertissements…

4. Ne jamais penser que votre ethnie est la meilleure

Souvent beaucoup de gens se trompent à cause des préjugés. Le blanc pense que c’est la race blanche qui est la meilleure. En Afrique, beaucoup d’ethnies pensent qu’elles sont supérieures à d’autres. Elles appellent les membres d’autres tribus « chiens », « insectes », « vermine »… Sachez qu’il n’existe pas de race ni d’ethnie supérieure. Le sang de la personne de peau blanche, noire, jaune ou métisse est toujours rouge.

5. Ne jamais réagir à la haine par la haine. Montrer de la hauteur

C’est ici que les réseaux sociaux sont mal utilisés. Les auteurs des discours de haine les distillent sur les réseaux sociaux et les victimes réagissent par d’autres messages haineux. Et cela devient un jeu de ping-pong, un cercle vicieux, polluant ainsi les réseaux sociaux.

Aux discours haineux, il faut répondre par la sagesse, l’amour et souvent le silence. Il faut signaler le message de haine au réseau social sur lequel il a été diffusé (Facebook, Twitter, WhatsApp…).

Malheureusement, ces réseaux sociaux ne réagissent que très rarement aux messages signalés. Et des posts haineux peuvent y rester des mois, voire des années alors qu’ils ont été signalés et dénoncés. Africa Sans Haine exhorte les responsables des réseaux sociaux à supprimer les messages haineux signalés et à bloquer leurs auteurs s’ils sont récalcitrants.

6. Laisser la justice faire son travail

Dans la communauté, si vous êtes victime d’un acte de haine condamné par la loi, le mieux serait de porter plainte pour que la justice fasse son travail. Éviter de se venger ou de se faire justice. Les cours et tribunaux devraient faire preuve d’impartialité pour appliquer la rigueur de la loi. Une bonne justice élève une nation, dit-on. En RDC par exemple, un député a été condamné pa la justice à un an de prison pour incitation à la haine tribale.

7. Utiliser les leaders d’opinion de deux ethnies pour lancer les messages de paix

Parfois un message ne peut bien passer dans une communauté que quand il est envoyé par un ressortissant influent de cette communauté. Dans le conflit armé entre pygmées et Bantous en RDC par exemple, un chef pygmée est mieux placé pour parler et convaincre ses frères. Dans le conflit entre Peuhs et Dogons au Mali, ce serait inapprorié d’utiliser un Dogon pour convaincre la communauté peuhl. Parfois cela est possible mais les leaders d’opinion sont mieux suivis par leurs communautés d’origine.

#StopLaHaine

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