Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l'OIF

La Francophonie unit les peuples

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Qu’on le veuille ou pas, la Francophonie est une opportunité. Ses bienfaits sont innombrables. Le français n’est plus une langue étrangère. Nous l’avons transformé en y mettant nos mots et nos accents africains. A l’occasion de la journée internationale de la Francophonie ce 20 mars, Africa sans haine vous partage ce poème.

POEME

Je ne suis pas Français mais j’aime le français 

 Surtout pour son côté métissé ; 

 La langue française n’est ni blanche ni foncée 

 Pour moi, elle traduit mieux ma pensée.


Quand en français il n’y a plus d’harmonie 

 Ne vous en faites pas : l’académie française est là, avec sa symphonie ; 

 Larousse et Petit Robert ramènent l’accalmie 

 Alors sans haine, on reste des amis ; 

 C’est cela la Francophonie.


Vous dites : le français est une langue de la colonisation ! 

 D’accord, mais il m’est utile à l’heure de la mondialisation 

 En tout cas, je ne veux plus ce débat de diabolisation 

 Pour moi, le français est pour tous, et ne peut faire l’objet de monopolisation.


Je m’en fous qu’il y ait des langues plus parlées que d’autres 

 Moi je parlerai le français, car il nous sort de cet isolement qui était le nôtre ; 

 De la Francophonie et sa diversité je serai un apôtre 

 Tant pis pour ceux qui sont contre.


Congolais je le suis et j’ai une culture 

 La Francophonie m’aide à l’exprimer sans mesure ; 

 Il ne s’agit pas de renier ma langue, ce serait une injure 

 Le français est pour moi comme une voiture ; 

 Il me permet de sortir 

 Et d’aller vers les autres en villégiature.


La Francophonie c’est la liberté et l’indépendance 

 Je me sens chez moi en France comme en Casamance ; 

 Grâce au français j’ai eu beaucoup de chance 

 Et je vous jure que c’est depuis mon enfance ! 

 Vive la @Francophonie !


°Poème du même auteur. Initialement paru sur Habari et actualisé sur Africa sans haine

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