Tchad : un accord de paix mort-né à Doha ?

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Alors que l’on espérait un accord de paix complet entre la junte au pouvoir à Ndjamena et les goupes rebelles tchadiens, c’est plutôt un accord non inclusif qui a été signé à Doha au Qatar. Le Fact de Mahamat Ali Mahadi n’a pas apposé sa signature sur le document.

C’est un jour qui fera date au Tchad : lundi 8 août 2022, jour où le gouvernement tchadien et 43 mouvements rebelles ont signé un accord de cessation des hostilités à Doha au Qatar. Accord qualifié d’historique.

Problème : d’autres groupes rebelles ont rejeté l’accord et ne l’ont pas signé. Parmi eux, le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact), mouvement qui avait tué le président Idriss Déby en avril 2021. Il accuse le régiime tchadien de ne pas avoir tenu compte de ses revendications. Le Fact réclame entre autres la libération de ses membres faits prisonniers par la junte.

Quelles conséquences sur le processus de paix ?

En effet, il y a de quoi s’inquiéter. Certes, 43 des 52 groupes armés présents à Doha ont signé l’accord, seulement voilà, les groupes non signataires (dont le Fact) ne son pas les moindres. Dans ces conditions, la paix sera-t-elle possible sans leur implication ? 

Quoi qu’il arrive, le gouvernement tchadien maintient sa décision d’organiser le dialogue national le 20 août 2022 comme prévu. Cependant, difficile d’espérer une réussite totale de ce dialogue si tout le monde n’y participe pas. Aux yeux de certains, l’accord de Doha passe déjà pour un accord mort-né. Sauf si avant le début du dialogue national proprement dit, les violons arrivent à s’accorder pour regarder dans la même direction. 

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