Kidnapping en RDC : ces jeunes qui enlèvent les filles à Kinshasa

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La police congolaise a réussi un joli coup de filet dans la capitale Kinshasa. Elle a mis la main sur une bande de jeunes malfaiteurs dont le job est d’enlever les jeunes filles dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise. Intérrogés par la police, ils sont passés aux aveux.

La vidéo fait le tour des réseaux sociaux. Ces jeunes utilisent une voiture comme taxi pour attirer leurs proies. Ils ciblent de jeunes filles au bord des routes qui attendent un taxi ou un bus de transport en commun. Une fois à bord, la passagère est étranglée et son sac ravi.

Menotté et intérrogé par la police en lingala (langue parlée à Kinshasa), le chaufeur de ce gang raconte les faits : « C’est moi le chauffeur de la voiture. Nous opérons au nombre de cinq personnes. Nous répérons les filles qui cherchent un taxi. Quand elles entrent dans la voiture, nous ravissons leurs sacs, leurs téléphones et l’argent. Ensuite, nous allons les relâcher plus loin dans un endroit isolé dans un autre quartier. » Dans la vidéo, il cite les noms de tous ses camarades bandits dont certains sont en fuite.

Suivez la vidéo ou cliquez ici.

Un groupe de kidnappeurs arrêtés à Kinshasa

Parmi les malfaiteurs, figure une jeune femme (voir vidéo). C’est elle qui est chargée de fouiller les sacs des victimes. Elle s’assoit sur le siège avant à coté du chauffeur qui serait son amant. A la question de savoir pourquoi elle a choisi de faire un tel sale boulot, elle répond : « Moi-même j’ai déjà été aussi victime d’un kidnapping ici à Kinshasa. »

Jeune fille membre du gang

Le chauffeur explique que quand il conduit la voiture, certains de ses camarades du gang s’assoient sur le siège arrière. C’est pour que quand une fille entre, ils puissent l’immobiliser et ravir tout ce qu’elle a. Plus grave, un autre membre du gang avoue travailler souvent la nuit avec deux policiers du district de Kalamu (une commune de Kinshasa).

En République démocratique du Congo, la majorité des jeunes est au chômage. Mais cela ne peut en aucun cas justifier qu’ils puissent s’engager dans la criminalité.

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