Il y a 22 ans était assassiné le journaliste d’investigation Norbert Zongo au Burkina Fasso

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D’aucuns pensent qu’en laissant passer le temps, on peut faire oublier les crimes qu’ils ont commis. Bien au contraire, plus le temps passe et que justice n’est pas faite, plus les familles des victimes sont révoltées. Le journaliste burkinabé Norbert Zongo a été assassiné le 13 décembre 1998 à Sapouy. Il était directeur de publication de l’hebdomadaire L’indépendant.

Aujord’hui 22 ans après, les circonstances de cet assassinat restent toujours non élucidées. La famille du défunt, la société civile et les journalistes du monde entier attendent toujours que justice soit faite.

La journée de ce dimanche 13 décembre 2020 aura été marquée par le dépôt des gerbes des feurs sur la tombe de Norbert Zongo au cimetière de Gounghin. Le journaliste a été tué alors qu’il enquêtait sur la mort de David Ouedraogo qui était le chauffeur personnel de François Compaoré, frère de l’ex-président burkinabé Blaise Compaoré.

Considéré comme le principal suspect, François Compaoré vit en France. Paris s’est prononcé en faveur de son extradition vers le Burkina Fasso par un décret du Premier ministre Edouard Philippe le 5 mars 2020, mais depuis rien n’est fait. Les avocats de François Compaoré ont même introduit un recours pour empêcher l’extradition en alléguant que la sécurité de leur client ne saurait être garantie et qu’aucun tribunal ne l’a inculpé au Burkina Fasso.

Africa sans haine se joint au peuple burkinabé, aux journalistes et aux défenseurs des droits de l’homme pour réclamer la justice et toute la lumière sur l’assassinat du journaliste Norbert Zongo.

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