Soudan du Sud : la haine entre le président et son vice bloque la marche du pays

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Le Soudan du Sud est le plus jeune Etat du monde. Il n’a que 10 ans d’existence. Pourtant, il tourne en rond au lieu d’avancer. A la base de cette situation, l’incapacité de ses principaux leaders politiques à s’entendre. Le président Salva Kiir et son vice Riek Machar se haïssent et compromettent l’avenir de tout un pays. Il faut une nouvelle génération pour diriger le Soudan du Sud.

Sitôt son indépendance proclamée, le Soudan du Sud n’a pas tardé à s’enfoncer dans la guerre civile. Une guerre sanglante et destructrice d’unité nationale et de peu d’infrastructures disponibles dans le pays. Très vite, on se rend à l’évidence que ce conflit sud-soudanais n’est que le résultat d’une haine viscérale entre deux hommes : Salva Kiir et Riek Machar. Pendant 10 ans, ils sont incapables de regarder l’intérêt supérieur de leur population qui n’a que trop souffert.

« Ils ne méritent pas de diriger le pays »

Le sort de tout un peuple ne peut être condamné aux rivalités et caprices de deux mégalomanes qui ne visent que le pouvoir. Jusque-là, toutes les négociations et tentatives de réconcilier durablement le président Salva Kiir et son vice pour qu’ils travaillent en harmonie n’ont fait qu’échouer. Si bien que la société civile sud-soudanaise les jugent désormais inaptes à diriger le pays et exige leur démission.

C’est souvent le problème en Afrique lors que le pays est entre les mains des seigneurs de guerre. Des querelles intestines et des rivalités interminables entre des bélligérants convertis en politiciens. Ce fut le cas en Angola jusqu’à ce que le rebelle Jonas Savimbi fut tué. On ne souhaite pas du tout que cela arrive aux deux protagonistes du conflit sud-soudanais.

En effet, s’ils aiment rééllement leur pays, ils doivent transcender leurs divergences, leurs intérêts égoïstes. Unir leurs efforts pour sortir le Soudan du Sud de son extrême pauvreté.

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